Le pays qui a donné son nom au mot casino n’en compte étonnamment que très peu sur son propre territoire. Quatre maisons de jeux se partagent aujourd’hui l’ensemble du marché terrestre italien, chacune installée dans une ville différente. Ce chiffre surprend souvent les joueurs qui imaginent un pays couvert d’établissements, alors que la réalité est bien plus resserrée.
Le nombre exact de casinos terrestres en Italie
La réponse tient en un chiffre simple, à condition de poser clairement la méthode de calcul. Quatre maisons de jeux détiennent une licence d’exploitation en Italie : Sanremo, Saint-Vincent, Campione d’Italia et Venise.
Le cas vénitien explique pourquoi certaines sources annoncent cinq établissements plutôt que quatre. Le Casinò di Venezia exploite en réalité deux sites distincts, Ca’ Vendramin dans le centre historique et Ca’ Noghera près de l’aéroport. Compter les deux séparément fait passer le total de quatre à cinq salles de jeux physiques, sans qu’il y ait de contradiction entre les deux chiffres.
Pourquoi l’Italie compte si peu de casinos physiques
Ce nombre réduit n’a rien d’un hasard. En 1923, le gouvernement de l’époque a fait voter une loi qui a interdit le jeu d’argent sur l’ensemble du territoire, à l’exception d’un nombre restreint d’établissements autorisés à conserver leur licence.
Cette restriction a figé le paysage du jeu terrestre pour près d’un siècle. Aucune nouvelle licence de casino classique n’a été délivrée depuis, ce qui explique que la liste des établissements physiques n’ait pratiquement pas bougé depuis les années 1920.
La liste des casinos ville par ville
Sanremo, en Ligurie, ouvert en 1905, propose plusieurs centaines de machines à sous et des tables de jeux classiques comme le Texas Hold’em.
Saint-Vincent, en Vallée d’Aoste, inauguré en 1947, se trouve à l’intérieur d’un complexe thermal et reste l’un des établissements les plus prestigieux d’Europe.
Campione d’Italia, enclave italienne entourée par le territoire suisse, abrite l’un des plus anciens casinos du continent.
Venise, ville pionnière du jeu réglementé depuis le XVIIe siècle, exploite deux sites sous la même enseigne, Ca’ Vendramin et Ca’ Noghera.
Campione d’Italia, la maison de jeu qui a frôlé la disparition
Le casino de Campione a fermé ses portes en 2018 après une déclaration de faillite, entraînant le licenciement de près de 500 employés. La fermeture a fragilisé toute l’économie de cette petite commune de 2000 habitants, largement dépendante de l’activité du casino.
L’établissement a rouvert le 26 janvier 2022 avec un effectif réduit. Depuis, son activité progresse nettement : les derniers bilans font état d’un chiffre d’affaires supérieur à 61 millions d’euros pour l’exercice 2025, confirmant un redressement solide de la maison de jeu.
Casino terrestre ou casino en ligne, deux réalités différentes
Le faible nombre de casinos physiques ne reflète en rien la taille réelle du marché italien du jeu. L’offre en ligne fonctionne sous un régime totalement séparé, encadré par l’Agence des Douanes et des Monopoles, l’organisme qui délivre les licences aux opérateurs numériques.
Un joueur italien dispose ainsi d’un choix bien plus large de plateformes en ligne que de tables physiques accessibles près de chez lui. Les deux marchés obéissent à des règles distinctes et ne partagent ni les mêmes licences ni les mêmes opérateurs.
Jouer reste une activité réservée aux personnes majeures de 18 ans et plus, et les opérateurs sérieux proposent systématiquement des outils de limite de dépôt ou d’autoexclusion pour garder la pratique sous contrôle.
